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Le Ministre Adjima THIOMBIANO ouvre les échanges.

MESRI : Des reformes universitaires pour des universités de référence au Burkina Faso.

Le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) engage la communauté universitaire de la Région du Guiriko dans la mise en œuvre des reformes d’un enseignement supérieur absolument contextualisé.

Dans un d’échanges avec les acteurs des universités publiques et privées du Burkina Faso, le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), Pr Adjima THIOMBIANO, a conduit une série de communications directes avec les étudiants, le personnel enseignant et le personnel Administratif, Technique, Ouvrier et de Soutien (ATOS) de l’Université Nazi BONI (UNB), dans la matinée, et avec ceux des Institutions Privées d’Enseignement Supérieur (IPES), dans l’après-midi de ce lundi 23 février 2026.

L’objectif de ces échanges sans exclusion est d’adhérer tous les acteurs académiques aux reformes universitaires entreprises, de les engager dans une mise en œuvre véritable de la refondation de l’enseignement supérieur, de la recherche afin de faire des universités du Burkina Faso des pôles d’excellence, de qualité et de référence selon la vision de la Révolution Populaire Progressiste (RPP).

A l’ouverture des échanges au Pavillon A de l’Amphi sur le Campus de l’Institut supérieur des Sciences de Santé (INSSA), le Président de l’Université, Pr Hassan Bismarck NACRO, a salué les innovations entreprises par le Gouvernement de la RPP dont les résultats à l’UNB ne sont plus à démontrer. En effet, ces réformes ont permis à l’UNB de résorber les retards académiques et de mettre fin aux chevauchements des promotions. Grâce à ces réformes audacieuses, les étudiants et les enseignants pourront désormais bénéficier de leurs trois (03) mois de vacances. Mais avant d’arriver à ces résultats, selon le Président de l’UNB, il a fallu que les étudiants, les enseignants et le personnel ATOS consentissent tous les sacrifices nécessaires, car l’enjeu en valait la chandelle.

Au vu de ces résultats, le Président de l’UNB, Pr Hassan Bismarck NACRO, en a fait un motif de satisfaction et de reconnaissance à l’endroit de tous les collaborateurs, en particulier les étudiants, le personnel enseignant et ATOS. Il a également fait de l’appui, du soutien inconditionnel institutionnel du MESRI, Pr Adjima THIOMBIANO, qui, un point d’honneur sans précédent pour la communauté universitaire de Nazi BONI. Aussi, s’il en fait une raison de fierté au nom de tous, il inscrit la normalisation des années académiques de l’UNB dans la mémoire de son histoire. 

Le Gouverneur de la Région du Guiriko, Mariama KONATE/GNANOU, à la suite du Président de l’UNB, a témoigné toute sa reconnaissance au MESRI, Pr Adjima THIOMBIANO, pour son intérêt total accordé à l’amélioration des conditions de vie et d’études des étudiants de l’UNB. Elle a salué l’engagement total du personnel enseignant et ATOS dans la normalisation des années académiques. Elle a magnifié le sens élevé de la responsabilité dont les étudiants ont fait montre dans ces dernières années. Pour elle, on assiste aujourd’hui à une nouvelle génération de jeunes conscients de construire leur avenir par eux-mêmes. A cet effet, a-t-elle laissé observer, les initiatives personnelles en entrepreneuriat naissent d’eux et prennent forme. Pour terminer, elle a encouragé les étudiants à la persévérance, à la constance dans l’effort, car dit-elle, « l’on ne récolte pas le champ le jour-même de son ensemencement ».

Quant au MESRI, Pr Adjima THIOMBIANO, après avoir salué la dynamique dans laquelle l’UNB s’est engagée depuis 2023 pour aboutir aux résultats que les premiers intervenants ont évoqués, il a annoncé les échanges autour des réformes et innovations engagées par son département ministériel. Ainsi, il a apporté des précisions sur la nouvelle carte universitaire qui spécialise les universités publiques et les centres universitaires en pôles d’excellence. C’est ainsi qu’il a évoqué le cas spécifique de l’UNB, université généraliste. Cependant, l’application de la carte universitaire amène l’UNB à construire ses pôles d’excellence et d’attractivité autour certains domaines, à savoir les filières agropastorales de l’Institut du Développement Rural (IDR), la formation en en sciences de la santé, la formation en technique et en technologie.

Abordant le nouveau régime des études, il a évoqué la particularité que la RPP entend donner à ces réformes. Ainsi, ces nouveaux régimes intègrent désormais le système de compensation entre les unités d’enseignement. Plus encore, ils connaîtront une refondation des curricula qui prendra en compte l’harmonisation et la contextualisation des contenus, de sorte que tous les contenus enseignés soient les mêmes aussi bien dans les IESR que dans les IPES. Pour ce faire, le MESRI a précisé que le travail de la relecture des curricula sera confié à des équipes mixtes de recherche, prenant en compte des praticiens. Cette refondation de la recherche va aboutir à des écoles doctorales thématiques, en lien avec les priorités nationales.

Enfin, le MESRI, Pr Adjima THIOMBIANO, a précisé que toutes ces réformes vont aboutir à l’organisation d’examens nationaux pour toutes les fins de cycles de formation afin de garantir à tous les diplômes sortants des IESR et des IPES, la qualité, la fiabilité et d’augmenter la compétitivité des diplômés. Il faut noter que dans cette refondation générale de l’enseignement supérieur, la formation à la santé s’y est déjà engagée. En effet, selon le MESRI, la gestion de tous les Diplômes d’Etudes Spécialisées (DES) est devenue nationale depuis la rentrée académique 2025-2026. Il appartient désormais à l’Etat de fixer les conditions d’accès, d’hébergement de la formation et de la nomination des coordonnateurs.

A l’issue de ses exposés, le MESRI a accordé un temps d’échanges directs avec les enseignants, le personnel ATOS et les étudiants des IESR et des IPES. Toutes les préoccupations relevées par les différents acteurs, de toutes les composantes universitaires ont permis au MESRI et à son équipe d’éclairer les zones d’ombre.

En particulier, la question de la réduction du nombre de plats au restaurant a permis de comprendre que l’étudiant conserve les soixante (60) plats mensuellement servis. Cependant, la réduction ne touche que le bonus de dix (10) plats qui revient à cinq (05) plats. Soixante (60) plats par mois et par étudiant, soit le plat de midi et celui du soir.

Quant aux interrogations relatives à l’harmonisation des curricula et l’introduction des examens de fin de cycles universitaires dès la rentrée académique 2026-2027, l’avantage concurrentiel et le bénéfice futur à obtenir résident dans les mêmes contenus d’enseignements à dispenser dans les IPES et les IESR, dans l’acquisition d’un même titre de diplôme dans les deux types d’enseignements, avec l’aboutissement à des écoles doctorales thématiques pour tous les doctorants des IPES et des IESR.

A l’issue de son exposé, le MESRI a invité les acteurs des universités publiques et privées de Bobo-Dioulasso à s’engager entièrement dans cette refondation de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. Il entend par ces réformes, créer les conditions de qualité, de compétitivité pour tous les types d’enseignements supérieurs au Burkina Faso. En harmonisant les curricula, en soumettant les diplômes aux mêmes conditions d’accès, on harmonise les titres des diplômes et leurs équivalences. C’est pourquoi l’adhésion et l’engagement de tous restent pertinents.